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Pourquoi venir à Cotignac si je ne suis pas un super-catho ?

 

Fabrice, 35 ans, artisan du bâtiment, venu “pour marcher”

Fabrice est artisan maçon à Brignoles, deux enfants, la tête dans les chantiers du lundi au samedi.
Il se dit croyant “de loin”, n’a pas mis les pieds à la messe depuis des années, mais adore la rando et le défi physique. Quand un copain lui parle de Cotignac, il se dit : “Trois jours dehors, ça me fera du bien, au pire j’aurai marché.”
Le vendredi soir, il arrive avec ses baskets, son sac un peu trop lourd, et l’idée de “rester discret” sur sa vie perso. Le dimanche, il réalise qu’il a fait beaucoup plus que marcher : il a parlé de son couple, de sa fatigue, de son père, sans se faire juger, avec des gars qui comprennent vraiment.
Ce pèlerinage restera, pour lui, le moment où il a découvert qu’être un homme, ce n’est pas être invulnérable, mais pouvoir compter sur une vraie fraternité.

Rayane, 32 ans, ingénieur, d’une autre confession, venu “pour l’aventure humaine”

Rayane a 32 ans, ingénieur à Marseille, issu d’une famille de tradition musulmane pratiquante.
Il respecte la foi de ses parents, mais ne se sent pas toujours à sa place dans les codes religieux. Quand un collègue catho lui parle du “pèlerinage des pères à Cotignac”, il réagit tout de suite : “Ce n’est pas pour moi, je ne suis pas catho.”
Son collègue insiste : “On marche, on parle, on se pose entre hommes. Tu viens comme tu es, personne ne va te mettre la pression.” Il finit par dire oui, avec l’idée de vivre une expérience humaine atypique, sans plus.
Sur place, il découvre des mecs très différents : pratiquants, en recherche, en colère contre Dieu, ou juste fatigués par le boulot et les enfants. Personne ne lui demande de “croire comme il faut”. On lui demande seulement son prénom, son histoire, ce qu’il a sur le cœur.
En repartant, Rayane ne se dit pas “devenu catho”, mais il sait qu’il a vécu quelque chose de rare : trois jours coupé du portable, sans performance à prouver, avec des hommes qui osent parler vrai, prier pour lui s’il le souhaite, et surtout l’accueillir comme un frère.

Lionel, 50 ans, cadre, venu “avec la trouille de l’inconfort”

Lionel a 50 ans, cadre dans une grande boîte, trois ados à la maison.
Sa femme pratique un peu, lui beaucoup moins. Il vit avec une fatigue de fond, un peu de surpoids, des douleurs aux genoux, et cette phrase en boucle : “Je n’ai pas le temps de souffler.” Quand un ami lui propose Cotignac, sa première réaction est : “Dormir sous la tente, marcher des heures… jamais je ne tiendrai.”
Il finit par accepter, plus pour ne pas décevoir son ami que par conviction. Les premiers kilomètres sont rudes, la première nuit sous la toile est courte, mais il découvre que personne ne se moque de lui quand il ralentit, que quelqu’un vient spontanément porter un bout de son sac, qu’un autre marche à son rythme.
Peu à peu, quelque chose se dénoue : il dort mieux, parle davantage, rit aussi. Lors de la messe de clôture, il sent monter une gratitude qu’il n’avait pas ressentie depuis longtemps. En rentrant chez lui, son épouse lui dit simplement : “Tu as le visage plus léger.” Il répond : “Je crois que j’ai laissé Dieu faire un peu de ménage en moi, là-bas.”

Jean-Louis, 46 ans, commercial, 6 ans de pélé… et une confession au milieu de la nuit

Jean-Louis est commercial, toujours sur la route, toujours au téléphone.
Il vient à Cotignac depuis six ans. Il aime l’ambiance, la bière du soir, les blagues de chapitre, les marches à la frontale. Pour la foi, il se dit “catho culturel”, pas plus. La confession, pour lui, c’est un vieux truc de l’enfance, qu’il a rangé dans un coin.
Une année, vers 3h du matin, il se lève pour aller aux toilettes et voit, un peu à l’écart des tentes, un prêtre assis, une bougie, deux hommes qui attendent en silence. Il sent quelque chose bouger en lui, lutte intérieurement : “Ce n’est pas pour moi, j’ai trop de choses lourdes, trop de trucs pas nets.”
Il tourne un peu en rond puis finit par s’asseoir. Les mots sortent difficilement au début, puis comme une digue qui craque. Il parle de ses infidélités, de sa colère, de sa honte, de tout ce qu’il n’a jamais osé dire.
Quand il se relève, il ne sait pas expliquer ce qui s’est passé, mais il sait qu’il vient de vivre autre chose qu’un exercice spirituel. Il parle de joie simple, de légèreté, d’un cœur qui respire enfin. Le lendemain, ses amis voient bien qu’il ne marche plus tout à fait de la même façon.

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